Des outils pour la télémèdecine
partout et pour tous

Les déserts médicaux

Un constat indéniable : les déserts médicaux se renforcent

Depuis plusieurs années, il est incontestable que le manque de médecins en France se fait ressentir. Selon les résultats d’études portée par la DREES[1] sur l’offre de soins en médecine libérale :

Les conséquences de ce constat sont inquiétantes :

Dans le même temps, le vieillissement de la population entraînera nécessairement une hausse de la demande en soins de santé et de longue durée en France. Pour la Commission européenne et l’OCDE la solution est notamment à chercher du côté de la prévention. « Les dépenses consacrées à la prévention représentaient moins de 2 % de l’ensemble des dépenses de santé, soit une part inférieure aux 3,1 % de moyenne de l’UE », détaille l’étude en novembre 2019.

Toujours selon la Commission Européenne et l’OCDE, augmenter le nombre de médecins afin de réduire la pression sur les hôpitaux est un enjeu majeur dans le domaine de la santé français. « En 2017, la France comptait 3,2 médecins pour 1.000 habitants, contre 3,6 en moyenne dans l’UE », détaille l’étude.

[1] Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques, 2019

Les chiffres à retenir

1 %
... de déserts médicaux
en plus en l’espace de 7 an
1 %
... des communes françaises
manquent de médecins
1 %
des médecins généralistes
ont plus de 60 ans

L’étude sur la santé en milieu rural menée par l’Association des Maires Ruraux de France dénonce l’aggravation des déserts médiaux en zones rurales. En effet, quelle que soit la catégorie de médecin, la densité (pour 1 000 habitants) est systématiquement inférieure à la campagne par rapport aux territoires hyper-urbains.


L’étude déplore un manque de spécialistes dans les départements hyper-ruraux avec plus de deux fois moins
de médecins pour 1000 habitants.

Un diagramme

Toujours selon cette étude, le monde rural est en première ligne de cette problématique. En effet, 10 millions d’habitants vivent dans un territoire où l’accès aux soins est de qualité inférieure à celle de la moyenne nationale.

Un des défis des zones rurales est donc d’attirer des médecins. Or, les territoires ruraux n’attirent plus, et l’étude démontre une tendance de plus en plus marquée à la concentration des jeunes médecins dans les départements urbains ou composites. Dans ce sens, l’installation des jeunes praticiens dans ces zones a doublé entre 2012 et 2020

Une solution déployée

Les collectivités territoriales se mobilisent pour inverser cette tendance, créant des maisons de santé qui peuvent accueillir plusieurs médecins et un secrétariat afin d’assurer d’un côté une présence permanente pour les populations et de l’autre éviter aux médecins de jongler avec des plannings compliqués et des journées à rallonge qui laissent peu de temps pour la vie privée.

Les maisons de santé pluridisciplinaires ont connu un essor rapide en cinq ans. Selon un rapport du Sénat, en mars 2017, la France comptait 910 maisons de santé pluriprofessionnelles (et 334 projets en cours de réalisation), contre seulement 20 en 2008³. 

(³): Site internet du gouvernement France : www.gouvernement.fr

  • L’augmentation du nombre de maisons de santé est un constat remarquable sur l’ensemble du territoire français. Ci-joint se trouvent la répartition des maisons de santé sur le territoire français. Trois quarts des maisons de santé sont situées dans des bassins de vie à dominante rurale, qui regroupent un tiers de la population métropolitaine.
    Le but de cette politique d’essaimage est de réduire les inégalités d’accès en allant vers les territoires les plus isolés.
  • Cependant, l’implantation et construction d’une maisons de santé sans coordination et collaboration des acteurs locaux ne produit pas forcément le résultat attendu par les collectivités locales qui engagent un budget important pour leur mise en place.

Des résultats mitigés

"C'était un médecin de ville qui ne s'est pas fait à la vie ici et qui est parti du jour au lendemain"

Maire de Charroux – Plus beaux villages de France – Allier

En 2022, les résultats semblent mitigés

La réponse locale à apporter à ce problème de “désertification médicale” doit donc résulter d’une démarche structurée combinant des solutions à adapter au territoire, impliquant élus, professionnels et acteurs locaux. 

En effet, sans une volonté de travail d’équipe coordonné, les projets de MSP n’aboutissent pas toujours et les locaux restent vides. « Le souhait de regrouper un médecin, une infirmière et un kiné n’est pas suffisant », souligne le docteur Gendry, regrettant le fait que certaines mairies aient construit des murs sans avoir sollicité de professionnels de santé en amont.

Il n’est pas tout de réussir à les attirer pour qu’il s’installe, encore faut-il réussir à les garder, ce qui n’est pas évident au vu de la charge de travail importante qu’endosse à lui seul le praticien.

Du côté de l’ordre des médecins, on rappelle que les maisons médicales ne constituent pas la solution miracle. « Une page a été tournée, il n’y aura plus un médecin par commune », prévient Patrick Romestaing, l’un des vice-présidents du Conseil National des Ordres des Médecins.

En effet d’ici 2025, la France aura perdu un médecin généraliste sur 4 depuis 2005. Les médecins généralistes ne sont plus assez nombreux pour habiter les maisons de santé qui émane de partout.

Actuellement, la problématique reste la même, Cédric Szabo directeur de l’association des maires ruraux de France annonçait en janvier 2022 « Le nombre de maisons de santé est décorrélé de l’évolution du nombre de médecins.
Il ne faut pas se faire avoir par les illusions du bâti, car le manque de médecins est toujours criant et parfois on a la maison de santé, sans professionnel »

Les maisons de santé pluridisciplinaires contribueraient à la stabilisation de la démographie des professionnels de santé dans les territoires et amélioreraient la qualité des soins.
Les bonnes pratiques y seraient mieux respectées, en particulier pour le suivi des diabétiques, la vaccination et la prévention des interactions médicamenteuses.
Le modèle de rassemblement des praticiens en 1 lieu plaît aux professionnels de santé et vient casser l’image du médecin seul dans sa campagne.

En ce sens, la stratégie gouvernementale a été d’initier cette impulsion en faisant bénéficier les maisons de santé pluridisciplinaires d’une enveloppe de 400 millions d’euros jusqu’à fin 2022.
Le but est de déployer rapidement et massivement ses maisons afin d’apporter une réponse de proximité dans la lutte contre la désertification médicale et ainsi améliorer la qualité des soins et de renforcer le suivi des patients.

Pour informations, le prix d’une maison de santé pluridisciplinaire varie selon sa géolocalisation et son envergure.

Le coût varie entre 500 000€ pour un bâti déjà présent avec projets de rénovation, allant jusqu’à 4 millions d’euros pour les plus ambitieux.
En moyenne les coûts de construction d’une maison de santé sont estimés entre 1 et 2 millions d’euros.

Durant le mandat présidentiel d’Emmanuel Macron, en avril 2019, l’accent a été mis sur la création de nouvelle maison pour lutter contre le recul des services de l’Etat dans les campagnes : 

« Je veux qu’on mette en place cette maison qui s’appellerait « France services », où, dans chaque canton, on pourrait avoir un lieu où serait regroupé l’accueil pour le public de services de l’État. »

Ces maisons France services se concrétisent par un guichet unique où l’usager peut trouver des réponses en matière d’impôts, d’emploi, de chômage, de retraite, d’allocations familiales, d’aides au logement, de mutuelle, de courrier, de justice, de papiers d’identité, etc.
Après trois ans, près de 2000 maisons France services ont vu le jour, à moins de 30 minutes de chaque foyer.
La question se pose alors d’intégrer dans ces espaces directement un service de santé.

La télémédecine

"Créer du lien différemment".

Le docteur Mésonoble, 2012

La télémédecine regroupe des pratiques médicales à distance : téléconsultation, télé-expertise, télésurveillance médicale, téléassistance médicale et régulation.
Elle est une réponse aux défis auxquels est confrontée l’offre de soins aujourd’hui. Elle permet la prise en charge au plus près du lieu de vie des patients. 

C’est un moyen de réorganiser l’offre de soins en en améliorant l’accès et la qualité. La Stratégie nationale de santé 2018-2022 donne une nouvelle impulsion à la télémédecine et des financements sont mis en œuvre pour favoriser son développement.

Femme devant un ordinateur

En 2022, accélérée par la crise sanitaire 2020-21, la pratique de la télémédecine se révèle comme un potentiel à exploiter.

Sans constituer une réponse unique, la télémédecine, elle est reconnue comme une pratique médicale à part entière et offre des solutions nouvelles pour améliorer l’accès aux soins.

En effet, les députés ont adopté le projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et modifiant le code de la santé publique, et notamment la prise en charge intégrale de la téléconsultation jusqu’à la mi-2022.

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 au printemps 2020, le gouvernement avait d’abord assoupli les modalités de réalisation de la téléconsultation, avant de porter son remboursement à 100%, potentiellement jusqu’au 31 mai 2020. La mesure avait ensuite été prolongée jusqu’à fin 2020 par voie d’ordonnance, puis jusqu’au 31 décembre 2021.

Ces mesures ont permis une expansion des actes réalisés en téléconsultation notamment quand les déplacements été fortement limités. Une tendance au recours à la téléconsultation reste de vigueur, que se soit pour accéder à la médecine généraliste ou spécialistes.

 

Source : L’essor de la téléconsultation a débuté dès le premier confinement – 2021(source Caisse nationale d’assurance maladie)

Le gouvernement entend donc conserver les actes réalisés en téléconsultation, parce qu’ils permettent notamment de lutter contre les déserts médicaux et désengorgent les salles d’attente.
Dans ce sens, il devient urgent de formaliser les usages en télémédecine sur la durée afin de permettre son développement complet.

L’émergence de maisons de santé en nombre massif sans action global et collaboratif à démontré ses limites. Les différentes études démontrent l’importance d’une action sur l’attractivité et l’aménagement du territoire où sont implantées ces dernières.

Il s’agit d’activités les leviers du développement local dans son ensemble afin de stimuler l’offre locale de santé et l’accès aux services de proximité :

• Les mobilités (infrastructures et services) pour favoriser l’accès à la population aux établissements de soins ;

• L’offre de service à la population ;

• La couverture numérique ;

• Le cadre de vie et la promotion du territoire.

La télémédecine semble s’imposer comme une pratique incontournable dans les nouveaux modes de vie et répond à plusieurs enjeux territoriaux :

✓ 2.5 millions de patients pris en charge en télémédecine via les expérimentations ETAPES (Expérimentations de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé)

✓ 195 projets de télémédecine financées par les agences régionales de santé

✓ Faire voyager les données et non les professionnels de santé avec des téléconsultations à distance

✓ Alléger l’agenda des praticiens : une téléconsultation dure en moyenne 8 minutes, soit 2 fois moins longtemps qu’une consultation standard.

Dans le cadre des compétences qui lui sont reconnues par le code général des collectivités territoriales, le Conseil régional peut définir des objectifs particuliers à la région en matière de santé. Il élabore et met en œuvre les actions régionales correspondantes. Il informe le représentant de l’État dans la région et le directeur général de l’Agence régionale de santé sur le contenu de ces actions et les moyens qu’il y consacre.”

Ainsi, une région peut s’engager financièrement dans un projet de santé et orienter les projets selon les priorités définies : cibler les territoires isolés, construire des maisons de santé, promouvoir la télémédecine, etc.

Une solution : Colibri Santé

Colibri-Santé est un service de télémédecine ayant pour objectif de proposer une solution pour remédier aux déserts médicaux et numérique.

L’offre de service Colibri permet de proposer sur tous les territoires, des services de télésanté, en combinant des technologies de communication Très Haut Débit opérationnelles même en zones blanches et des outils de télé santé connectés, dans une architecture de services associant des espaces ou relais de Télémédecine installés dans les villages, des Véhicules mobiles équipés d’équipements médicaux connectés appelés « Consultobus » et des solutions de téléassistance à domicile de patients ou personnels isolés.

 

Afin de répondre aux besoins de connectivité nécessaires pour les solutions de E-Santé proposées par Colibri partout même en zone blanche, Colibri utilise en tant que de besoin une technologie de communication très haut débit par satellite.

 

Colibri a ainsi pour objectif de démontrer que les habitants des zones rurales peuvent avoir accès à des services de santé performants par téléconsultation même s’ils vivent dans une zone blanche (pas ou peu de couverture internet) ou dans une zone considérée comme un désert médical, moyennant la mise en place de solutions médicales connectées simples de mise en œuvre.

 

Colibri est une solution développée par PROX6NOV, société spécialisée dans le déploiement de solutions de Proximité en E-santé et Santé Publique et NUMERISAT, opérateur de télécommunication spécialisé dans l’apport de solutions de connexions à l’internet dans les zones blanches du Territoire, partenaire du Guichet de Cohésion Numérique des Territoires.

 

Colibri est soutenu par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et le CNES dans le cadre d’un contrat du programme BASS Covid19.

LES COMPOSANTS DE LA SOLUTION COLIBRI

Le Relais de Télémédecine (RTM) ou « Relais de télésanté » est un local doté d’une plateforme de télémédecine connectée, dans un lieu choisi par les autorités d’un village. 

Le Relais de Télémédecine permet à tout un chacun de bénéficier d’une consultation complète de télémédecine associant transmission de paramètres vitaux et visio entretien avec un médecin.

L’accès au RTM est réalisé moyennant Rendez-vous et accompagnement d’une infirmière.

Le Relais de Télémédecine permet ainsi de réaliser un bilan du patient et une télé-consultation basée sur les données transmises au médecin.

Le « Consultobus » est un véhicule de télémédecine équipé d’une antenne satellite et d’un système de connexion 4G et Wi-Fi, et de dispositifs médicaux capables de fournir le même niveau de service que ceux d’un RTM.

Le Consultosbus réalise des tournées dans les villages limitrophes

Un Van

Les Solutions individuelles pour le suivi de certaines pathologies et la télésurveillance assistée des personnes isolées.

Colibri propose deux niveaux de solutions :

Une solution de rupture d’isolement permettant à des personnes âgées isolées de maintenir un lien avec leurs proches et de bénéficier de services d’assistance : Téléassistance et contact avec un médecin. Une solution de supervision de pathologies permettant à des personnes souffrant de pathologies spécifiques nécessitant une surveillance régulière de transmettre de façon quotidienne leurs constances vers leur centre de soin ou leur médecin spécialiste. C’est le cas notamment de la surveillance des maladies cardiaques, diabète et autres.

UNE ARCHITECTURE DE SERVICES FIABLE ET SECURISÉE

Fort des savoirs faire des promoteurs et partenaires du projet, l’architecture de service proposée par Colibri-santé est sécurisée et garantit ainsi la confidentialité des données dans un processus conforme aux exigences des instances de santé

LES PARTENAIRES DE LA SOLUTION :

Conçu avec le concours de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et le CNES, Colibri s’appuie sur un ensemble de produits issus des partenaires suivants :

  • Hopimédical : Hopimédical est le leader français des solutions de télémédecine.
  • Nomadeec : Nomadeec fournit de nombreuses solutions de télémédecine dans les services d’urgence
  • NewCard: Newcard est spécialisé dans le fourniture de solutions de télésurveillance de pathologies
  • Arkea on line : Arkeao On line fournit un service de télésurveillance pour les personnes isolées
  • Monsisra : La plateforme MonSisra est la plateforme de télémédecine développée par la Région Auvergne Rhône Alpes

Colibri accueille par ailleurs après validation tous les outils et autres plateformes souhaitant bénéficier de l’architecture de service Colibri.

Permettant d’associer ainsi l’ensemble des professionnels de Santé et les collectivités locales autour d’une architecture de services de télémédecine innovante adaptée au monde rural.

Colibri se veut une réponse performante et économique aux problèmes posés par la désertification médicale et numérique autour d’un concept de E-Santé Triple T :

  • Télécommunication,
  • Télémédecine,
  • parTout et pour Tous

 

Il peut ainsi être un outil intégré dans un dispositif de cohésion des territoires répondant aux besoins des milliers de communes qui souffrent aujourd’hui de la désertification médicale.

Village médecin

Nous présentons ci-après le modèle économique de l’offre de service Colibri et sa projection dans le cadre d’un déploiement dans les communes.

Modèle économique des offres de services
  • Une solution adaptée pour faciliter l’accès aux soins et au numérique sur le territoire
  • Une gamme modulable de services selon les besoins
  • Un dispositif de télémédecine déployable rapidement et partout
  • Un modèle de santé/social innovant et interopérable
  • Le dispositif connecté comprend : tensiomètre, saturomètre, stéthoscope, le dermatoscope, ceinture ECG, le sac de transport 
  • La coque de protection et les accessoires associés à la tablette sont compris
  • Les sites seront équipés d’une connexion internet et télécom, un chariot de soins, une table d’examens, kits covid 
  • La formation de base se compose de 5 jours avec rencontre des acteurs en télémédecine et apprentissage des usages aux objets connectés et plateformes de télémédecine
L’intégration de la solution Colibri-Santé dans les modèles de santé existants

Avec Colibri-Santé nous proposons d’intégrer dans des bâtiments existants une solution de E-Santé qui sera cohérente avec l’objectif de développement de la santé dans les zones rurales, constatant ainsi que la problématique n’est plus le bâtit pour accueillir les professionnels de santé mais l’inoccupation de ces espaces.

Que ce soit des maisons de santé pluridisciplinaires ou des maisons France services, il existe des aménagements pour accueillir des services au plus près des habitants, et afin d’amortir les coûts pour la communauté, il devient urgent de les utiliser.

Enfin, en 2019, la création du métier d’assistant médical est l’un des mesure phare de la loi n°2019-774 relative à l’organisation et transformation du système de santé.

L’objectif est de combattre les inégalités d’accès aux soins (géographique, qualité, délais) par l’optimisation du temps du médecin pour ses patients (réduction de démarches administratives, préparation de la consultation, coordonnées la prise en charge).
Un financement pour le recrutement d’un assistant médical dans une logique de coordination existe. Ainsi, l’embauche de près de 2200 assistants médicaux a permis de donner accès à un médecin traitant à plus de 351 000 personnes jusqu’alors non couvertes.

Colibri-Santé propose une solution performante et opérationnelle pour ne pas attendre et associer intelligemment les professionnels médicaux (Médecins, infirmiers …) dans une démarche d’usage de la télémédecine dans le monde rural en cohérence avec les nécessités de répondre vite aux problèmes posés par les déserts médicaux.

Ainsi, grâce à la solution Colibri, un site de relais de santé fixe peut couvrir la demande des habitants de la commune ou il est implanté ainsi que celles des 5 à 10 communes aux alentours.
Le service proposé peut de plus être complété le cas échéant par des tournées avec le dispositif mobile « Consultobus » qui intervient dans les communes voisines et qui va au plus près des habitants.

Le relais santé/social peut être animé de différentes façons et avec des profils différents :

  • Dans le cadre du plan national de formation et déploiement des conseillers numériques sur l’ensemble du territoire, France Relance finance la création de poste d’accompagnement à la transition numérique et aux usages des outils numériques quotidien.
    Cette initiative gouvernementale permet d’intégrer une personne référente de l’animation du relais appelé « BOSS (Opérateur Social Santé) » qui aura la compétence en plus de l’application des usages numériques à la santé (lien entre les habitants, les professionnels de santé, les outils connectés en santé, les sites internet Ameli, DMP, etc.).
    Ces nouveaux profils cumulent leur compétence d’animations d’ateliers numérique et d’accompagnement en télémédecine.

  • Dans le cadre de la nomenclature générale des actes professionnels, depuis le 1er janvier 2020, avec l’avenant 6, la télémédecine a été étendue aux infirmiers libéraux afin de permettre aux patients (souvent dépendants), un suivi médical précis.
    L’IDE peut ainsi réaliser les 5 actes de télémédecine : téléconsultations, téléexpertise, téléassistance, et télésoin ou télésuivi. Le professionnel de santé peut animer le relais santé en accueillant et accompagnant le patient dans son parcours de soins.

  • Dans le cadre des aides à l’insertion et l’emploi, plusieurs autres profils de personnel peut être envisagés dans l’animation du relais santé/social : le service civique, la personne qualifiées en tant que travailleur handicapé, ou autres personnes formées au matériel.

 

L’ouverture d’un relais santé/social pensé comme celui-ci peut relancer une dynamique et une attractivité territoriale dans les villages où ils se déploient.
A terme, ce dispositif pourra permettre d’attirer des professionnels de santé, particulièrement des médecins, sur les territoires démunis.

Colibri est une solution innovante pour lutter contre l’isolement et la désertification médicale et numérique et ainsi :

• Un modèle intégratif qui associe une communication efficace et ciblée, qui répond aux besoins de lutte contre l’isolement et la renonciation aux soins des personnes (Installation d’Ecrans Tactiles chez les personnes isolées, aménagement d’un lieu animé sur le territoire)
• De l’innovation dans les services de proximité : Tournées avec le Consultobus, tiers lieux « relais de télémédecine », pour assurer des liens ponctuels permettant des services sociaux, de télémédecine adaptée aux déserts médicaux, et aux besoins de services administratifs dématérialisés
• Des solutions adaptées aux usages, éco-responsables et équitable : l’intégration des aspects environnementaux dans l’offre de service internet, des forfaits adaptés aux besoins et accessibles à tous, le recyclage et le reconditionnement de produits et matériel, un circuit court pour l’approvisionnement et la mise en œuvre (stocks européens et installateur de proximité)

Colibri Santé – Une solution évolutive cohérente avec les besoins liés à la crise sanitaire

Le déploiement des services proposés par Colibri Santé est cohérent avec les besoins engendrés par la crise sanitaire :

  • Des services pour lutter contre l’isolement :
    • Animations santé publique/numérique
    • Télé-surveillance
    • Assistance à distance 24h24

  • Des services de santé connectés tenus par des professionnels de santé:
    • Téléconsultations avec l’accompagnement d’une infirmière et la transmission des paramètres du patient
    • Suivi à domicile de pathologies
    • Tests et vaccination Covid19
    • Téléexpertise